Friday, March 07, 2008
Thursday, March 06, 2008
Petit a petit
Est-ce par la force des choses, est-ce parce que j'étais là-bas plus à l'écoute, plus curieuse de tout. Est-ce parce que Tokyo est une ville ouverte sur le monde, curieuse elle aussi de tout ce qui se fait d'ancien ou de moderne, ici en Europe, mais aussi outre-atlantique, là-haut en Scandinavie ou plus près de chez eux en Asie...


Est-ce parce qu'ils ont encore, pour beaucoup, des rêves d'enfant...Je l'ignore. Mais je le sens bien à présent, je suis revenue de là-bas plus riche, plus ouverte sur tant de petites choses parfois même futiles qui accumulées compilées mixées faisaient et font la vie un peu plus belle, un peu plus gaie. Comme pédaler sans but en chantant du Boris Vian. Comme piaffer devant les vitrines des pâtisseries où cohabitaient mochis et Mont-Blanc. Comme hésiter dans les rayons des papeteries où je m'évertuais à faire l'analyse comparée de tel carnet de telle couleur de tel papier au risque sinon de tout acheter. Comme dans ces cafés à l'ambiance travaillée où là un coquelicot, ici une photo éclairaient d'un clin d'oeil la matinée. Comme ces livres pour enfants, les seuls à ma portée, que je déchiffrais en catimini avant de les "lire" à petit a.
Car les circonstances aussi ont fait que le monde de l'enfance m'est ré-apparu d'un coup. Là-bas. Petit a. avait 1 an quand nous sommes arrivés, 3 quand nous en sommes partis. Et parce qu'il était le seul étranger dans sa crèche japonaise, j'ai vu, observé, j'ai tenté de comprendre ce que cela impliquait, d'être un enfant à Tokyo.


Et c'est à un retour direct à l'enfance auquel j'ai eu droit... dans un pays qui n'était pas le mien.
Est-ce parce qu'ils ont encore, pour beaucoup, des rêves d'enfant...Je l'ignore. Mais je le sens bien à présent, je suis revenue de là-bas plus riche, plus ouverte sur tant de petites choses parfois même futiles qui accumulées compilées mixées faisaient et font la vie un peu plus belle, un peu plus gaie. Comme pédaler sans but en chantant du Boris Vian. Comme piaffer devant les vitrines des pâtisseries où cohabitaient mochis et Mont-Blanc. Comme hésiter dans les rayons des papeteries où je m'évertuais à faire l'analyse comparée de tel carnet de telle couleur de tel papier au risque sinon de tout acheter. Comme dans ces cafés à l'ambiance travaillée où là un coquelicot, ici une photo éclairaient d'un clin d'oeil la matinée. Comme ces livres pour enfants, les seuls à ma portée, que je déchiffrais en catimini avant de les "lire" à petit a.
Car les circonstances aussi ont fait que le monde de l'enfance m'est ré-apparu d'un coup. Là-bas. Petit a. avait 1 an quand nous sommes arrivés, 3 quand nous en sommes partis. Et parce qu'il était le seul étranger dans sa crèche japonaise, j'ai vu, observé, j'ai tenté de comprendre ce que cela impliquait, d'être un enfant à Tokyo.
Et c'est à un retour direct à l'enfance auquel j'ai eu droit... dans un pays qui n'était pas le mien.
Saturday, February 09, 2008
Monday, January 28, 2008
Papier Kado
Monday, January 07, 2008
Nos voisins les dyslexiques
Friday, January 04, 2008
Tout épate dans la patate
Arrivés à Hokkaïdo je savais que je m'y plairais car j'aime le lait. Or c'est à Hokkaïdo que les vaches nipponnes paissent tranquilles en regardant passer les brise- glaces, et que les petits agneaux sont nourris au biberon de vache.
Ca, c'était pour la touche de poésie rurale qui ferait s'enfuir bien des bobos s'ils savaient qu'au nord de Hokkaïdo, à quelques brassées des îles Kouril (îles russes terres de discorde), il neige 4 mois de l'année et que le thermomètre flirte allègrement avec les -40° tout au long de l'hiver...C'est ainsi que l'on a compris que ce que l'on prenait au début pour des séchoirs à maïs mais sans jamais de maïs dessus, n'étaient rien d'autre que des structures métalliques installées le long des routes pour retenir la neige et former des congères...Quand on voit la hauteur des structures, même l'été, ça refroidit...
Mais revenons à nos agneaux...Outre le lait donc et les kim-cônes au maïs, nous avons ainsi découvert que la belle région d'Hokkaïdo regorgeait de ressources insoupçonnées. Ainsi la viande d'ours disponible en conserve, au restaurant ou en barquette...mais que l'on a gentiment délaissée au profit de petits oursins...


Ou bien encore la patate. Mais pas la patate douce "habituelle", non, plutôt la petite patate nouvelle. Mais pas en pomme- frites ou en robe des champs, non plus. Car à Hokkaïdo, la patate se déguste en biscuits- apéritif, en tord- boyaux, en "dangos" sucrées...

ou encore, en caramels mous...Parche que cha colle encore pluch.
Ca, c'était pour la touche de poésie rurale qui ferait s'enfuir bien des bobos s'ils savaient qu'au nord de Hokkaïdo, à quelques brassées des îles Kouril (îles russes terres de discorde), il neige 4 mois de l'année et que le thermomètre flirte allègrement avec les -40° tout au long de l'hiver...C'est ainsi que l'on a compris que ce que l'on prenait au début pour des séchoirs à maïs mais sans jamais de maïs dessus, n'étaient rien d'autre que des structures métalliques installées le long des routes pour retenir la neige et former des congères...Quand on voit la hauteur des structures, même l'été, ça refroidit...
Mais revenons à nos agneaux...Outre le lait donc et les kim-cônes au maïs, nous avons ainsi découvert que la belle région d'Hokkaïdo regorgeait de ressources insoupçonnées. Ainsi la viande d'ours disponible en conserve, au restaurant ou en barquette...mais que l'on a gentiment délaissée au profit de petits oursins...

Ou bien encore la patate. Mais pas la patate douce "habituelle", non, plutôt la petite patate nouvelle. Mais pas en pomme- frites ou en robe des champs, non plus. Car à Hokkaïdo, la patate se déguste en biscuits- apéritif, en tord- boyaux, en "dangos" sucrées...

ou encore, en caramels mous...Parche que cha colle encore pluch.Sunday, December 23, 2007
Tuesday, December 18, 2007
Chercher l'intrus...
On se promenait tranquilou avec Coco dans Shibuya quand on tombe sur un attroupement de photographes et de journalistes face à un stand vide dressé devant le Mark City. Tiens...D'ordinaire, c'est plutôt l'inverse : une pauv'fille qui chante seule sur son estrade en essayant de tenir bien fort son micro pour se donner une contenance. Mais pas grand monde pour s'arrêter, pour l'écouter, pour l'admirer. Intriguée, je m'arrête et j'attends sachant que n'importe quelle vedette pouvait de toute façon monter sur ce stand, je ne la (re)connaîtrais pas. Et puis d'un coup je tombe sur lui (dans le public), gainé de rouge et paré pour l'hiver en plein juillet, micro à la main.
Je dégaine mon numérique pour immortaliser Hibernatus quand une jeune femme s'approche de moi avec son sourire figé et m'explique que non, il est interdit de faire des photos ("camera damé")...Et là je me dis : "Mais elle se fout de moi ou quoi ? ils ont TOUS des appareils photos et des caméras ". Et là, je me démonte pas, je lui réponds au rebond "camera damé ? démo camera daké !!!" (les appareils photos sont interdits ? mais il n'y a que ça !). Elle aurait pu admettre la contradiction de la situation, être de bonne foi. Elle aurait pu s'apercevoir que je prenais en photo quelqu'un dans le public et non LA vedette tant attendue. Elle aurait pu aussi relever mon jeu de mot (on fait mieux je sais mais en japonais, je faisais des efforts !)...Eh ben même pas. Elle est restée là plantée devant moi avec son sourire figé ...Et l'intrus, c'était moi. Je suis repartie, dépitée, sans attendre.
Le Purin de chez Pastel
C'est sûr que dit comme ça, ça fait pas envie. Et pourtant...J'ai encore le souvenir de sa petite croûte craquante, lorsque ma cuiller pénètre et craquelle sa surface, qu'elle plonge dans sa crème lourde et délicate, ressort pour s'engouffrer dans ma bouche gourmande...! Ah ! Que ne ferais- je pour m'y replonger !
C'est en écrivant ce mot, "purin", que j'ai d'un coup pris conscience de ce décalage linguistique qui fait qu'un mot anodin là-bas, ou plutôt si doux à mon oreille et à mon palais pouvait tomber de si haut une fois en France. Car le purin, là-bas, se prononce "pouline". Rien à voir donc avec les bovins, car le pouline, à ne pas confondre ave la copine du poulain, désigne au Japon ces petites crèmes caramel, ces flans, enfin tout ce qui est bon, doux, sucré, flasque et glissant. Encore un anglicisme dont la source reste donc mystérieuse. Inspiré du "pudding" dont il ne ressemble en rien ? du "plain" yogurt ?....Qu'importe. Du moment que l'on me serve à quatre heures un "Pouline" de chez Pastel...
C'est en écrivant ce mot, "purin", que j'ai d'un coup pris conscience de ce décalage linguistique qui fait qu'un mot anodin là-bas, ou plutôt si doux à mon oreille et à mon palais pouvait tomber de si haut une fois en France. Car le purin, là-bas, se prononce "pouline". Rien à voir donc avec les bovins, car le pouline, à ne pas confondre ave la copine du poulain, désigne au Japon ces petites crèmes caramel, ces flans, enfin tout ce qui est bon, doux, sucré, flasque et glissant. Encore un anglicisme dont la source reste donc mystérieuse. Inspiré du "pudding" dont il ne ressemble en rien ? du "plain" yogurt ?....Qu'importe. Du moment que l'on me serve à quatre heures un "Pouline" de chez Pastel...
Thursday, December 13, 2007
La fille coupée en deux...
J'ai testé pour vous...des gynécologues nippons. Pas courant hein ? Et il faut bien dire, on n'y pense pas assez, que ça vaut le détour. Je suggère donc que tout circuit touristique au pays du soleil levant soit désormais l'occasion d'un détour chez eux...Hum...
Tout d'abord, quelques règles de base. Retirer ses pompes à l'entrée, ça, on savait déjà. Et même retirer sa culotte (mais pas à l'entrée, attention). Ensuite, il faut savoir que les japonaises ont des grossesses qui durent 10 mois. Si si, c'est clairement spécifié quand vous faites la déclaration de grossesse à la mairie de votre arrondissement...Me demandez pas comment ni pourquoi, je sais pas. Mais déjà que c'est pas toujours simple en France entre les semaines avec ou sans amhénorée, alors avec 1 mois de rab...on monte d'un cran.
Bon, et puis sinon quelques petits trucs à savoir : que je n'ai pas eu une seule prise de sang en 6 mois de grossesse, malgré mes interrogations. Faut croire que la France est effectivement sur-médicalisée (mais bon quand même...)...Que les nouveaux-nés au Japon naissent avec les fesses bleues. C'est vérifié, c'est prouvé, et je sais pas pourquoi non plus....Que les japonaises restent 2 jours à l'hosto et après hop at home...Qu'elles accouchent encore et toujours sans péridurale, parce que c'est bien connu une femme qui souffre donne naissance à des enfants bien plus intelligents et en meilleure santé. Quelques rares spécialistes la pratiquent quand même de temps à autre, moyennant un rendez- vous à date fixe pour l'accouchement, quelques milliers de yens of course, sans compter les risques liés au peu d'entraînement des pratiquants...
Bon. Mais là où ça devient quand même pittoresque, c'est à l'auscultation. Déjà, pas question que le médecin associe votre visage à votre vagin (faut dire que confondre serait un tantinet insultant). Autrement dit, pas question que le gynéco s'adresse à votre visage...Pour éviter cela, soit on vous couvre les jambes d'un immense "drap" de bain qui fait que vous restez cachée derrière (tout juste s'il vous fait pas les marionnettes derrière son rideau). Ca, c'est la version "light". Parce que j'ai aussi testé pour vous la version salles obscures...Et là, c'est le grand déballage.
Vous étes allongée, jambes en l'air comme d'hab, et soudain le médecin appuie sur un bouton : tuuuuttt. Là, lentement arrive un épais rideau en plastique, occultant, qui se glisse lourdement entre vos jambes et votre tête : scrouiiitchhhh, de façon à vous couper en deux .... Et subitement, c'est le grand vide. L'isolement complet. Vous vous retrouvez seule, allongée, devenue femme- tronc face à un grand plastique gris et vous entendez des voix de l'autre côté qui discutent en japonais, n'y comprenant donc rien, avec pour tout repère le cliquetis des instruments. Pas toujours facile donc. Mais là où ça devient "drôle", c'est quand vous entendez des blancs...Euh..elle va me faire quoi là ? Euh...elle m'a posé une question ou elle parlait à son assistante ? Ben oui, parce que quand vous parlez à quelqu'un que vous ne voyez pas et dans une autre langue, forcément, ça sème le doute...Moi, j'ai pas pipé mot, j'ai fait celle qu'était pas là...
Finalement, j'ai accouché en France, à Paris, à l'hôpital. Je vous passe les détails mais après coup, j'ai essayé de me mettre à la place d'une japonaise qui aurait accouché ici. Qu'aurait-elle compris à ces questions :
- Et au niveau garnitures, vous avez ce qu'il faut ?
- Vous avez des tranchées quand il tète ?
- Je vais regarder où en est votre globe...
Véridique. Même moi j'ai eu du mal...
Et qu'aurait-elle pensé si à CHAQUE repas, on lui avait servi son plat dans cette assiette ????
Tout d'abord, quelques règles de base. Retirer ses pompes à l'entrée, ça, on savait déjà. Et même retirer sa culotte (mais pas à l'entrée, attention). Ensuite, il faut savoir que les japonaises ont des grossesses qui durent 10 mois. Si si, c'est clairement spécifié quand vous faites la déclaration de grossesse à la mairie de votre arrondissement...Me demandez pas comment ni pourquoi, je sais pas. Mais déjà que c'est pas toujours simple en France entre les semaines avec ou sans amhénorée, alors avec 1 mois de rab...on monte d'un cran.
Bon, et puis sinon quelques petits trucs à savoir : que je n'ai pas eu une seule prise de sang en 6 mois de grossesse, malgré mes interrogations. Faut croire que la France est effectivement sur-médicalisée (mais bon quand même...)...Que les nouveaux-nés au Japon naissent avec les fesses bleues. C'est vérifié, c'est prouvé, et je sais pas pourquoi non plus....Que les japonaises restent 2 jours à l'hosto et après hop at home...Qu'elles accouchent encore et toujours sans péridurale, parce que c'est bien connu une femme qui souffre donne naissance à des enfants bien plus intelligents et en meilleure santé. Quelques rares spécialistes la pratiquent quand même de temps à autre, moyennant un rendez- vous à date fixe pour l'accouchement, quelques milliers de yens of course, sans compter les risques liés au peu d'entraînement des pratiquants...
Bon. Mais là où ça devient quand même pittoresque, c'est à l'auscultation. Déjà, pas question que le médecin associe votre visage à votre vagin (faut dire que confondre serait un tantinet insultant). Autrement dit, pas question que le gynéco s'adresse à votre visage...Pour éviter cela, soit on vous couvre les jambes d'un immense "drap" de bain qui fait que vous restez cachée derrière (tout juste s'il vous fait pas les marionnettes derrière son rideau). Ca, c'est la version "light". Parce que j'ai aussi testé pour vous la version salles obscures...Et là, c'est le grand déballage.
Vous étes allongée, jambes en l'air comme d'hab, et soudain le médecin appuie sur un bouton : tuuuuttt. Là, lentement arrive un épais rideau en plastique, occultant, qui se glisse lourdement entre vos jambes et votre tête : scrouiiitchhhh, de façon à vous couper en deux .... Et subitement, c'est le grand vide. L'isolement complet. Vous vous retrouvez seule, allongée, devenue femme- tronc face à un grand plastique gris et vous entendez des voix de l'autre côté qui discutent en japonais, n'y comprenant donc rien, avec pour tout repère le cliquetis des instruments. Pas toujours facile donc. Mais là où ça devient "drôle", c'est quand vous entendez des blancs...Euh..elle va me faire quoi là ? Euh...elle m'a posé une question ou elle parlait à son assistante ? Ben oui, parce que quand vous parlez à quelqu'un que vous ne voyez pas et dans une autre langue, forcément, ça sème le doute...Moi, j'ai pas pipé mot, j'ai fait celle qu'était pas là...
Finalement, j'ai accouché en France, à Paris, à l'hôpital. Je vous passe les détails mais après coup, j'ai essayé de me mettre à la place d'une japonaise qui aurait accouché ici. Qu'aurait-elle compris à ces questions :
- Et au niveau garnitures, vous avez ce qu'il faut ?
- Vous avez des tranchées quand il tète ?
- Je vais regarder où en est votre globe...
Véridique. Même moi j'ai eu du mal...
Et qu'aurait-elle pensé si à CHAQUE repas, on lui avait servi son plat dans cette assiette ????
Sunday, November 18, 2007
Le petit "t" est arrivé
Il est arrivé il y a de cela une semaine, tout beau tout chaud avec 3,8 kg de bagages. On est contents, petit a aussi, et pour décorer sa chambre, on s'est décidés pour des guirlandes et un joli mobile de poissons lunes !
Sunday, November 11, 2007
"La complainte du progrès"
AH GUDULE, VIENS M'EMBRASSER, ET JE TE DONNERAI
Un chameaudaire, une boîte à fauteuil,


Un poisson-puzzle, et du Trampolinoeuf !


Un cochon diffuseur, un tabouret voyeur,


Une robe- sopalin, et des pinces à gâteaux !

Une tourniquette, pour griller les arêtes,

Un bel aérateur, pour bouffer les odeurs,

Un plancher qui parle, un recracheur de gants,

Un massage à 2, et nous serons heureux !

Un chameaudaire, une boîte à fauteuil,
Un poisson-puzzle, et du Trampolinoeuf !
Un cochon diffuseur, un tabouret voyeur,
Une robe- sopalin, et des pinces à gâteaux !

Un bel aérateur, pour bouffer les odeurs,
Un plancher qui parle, un recracheur de gants,
Sunday, November 04, 2007
Plongeon
Saturday, November 03, 2007
Rue des Petits Champs
Il y a de cela peu de temps, j'aborde une jeune femme dans le square et lui cause japonais...Il se trouve qu'elle habite à deux pas de chez nous, qu'elle et son mari vivent à Paris depuis 7 ans et ont un petit garçon du même âge que petit a. Moi qui d'ordinaire évite les fausses connivences de sorties d'école, je me suis laissée prendre cette fois- ci au jeu de cette rencontre fortuite et d'une invitation à goûter. Kinder et chouquettes au menu, le tout arrosé de thé Earl Grey, on ne pouvait pas faire plus japonais. Sans oublier la vidéo de Anpanman que ni le petit a. ni le petit s. n'ont véritablement regardée...Grignotage et papotage en nippon, on a échangé quelques adresses, quelques anecdotes aussi, dans une ambiance d'emblée chaleureuse, elle sans doute heureuse de pouvoir discuter japonais dans le quartier, moi de retrouver un peu de ce dépaysement vécu pendant deux ans. On se quitte en se promettant de se revoir, avec ou sans Anpanman et sa clique.
Ce matin, prise d'une envie soudaine de ramen, je rassemble mes infos et mes cartes de visite et j'embarque mes z'hommes vers l'Opéra pour une plongée dans les supérettes nipponnes. Et là...je suis restée les bras ballants, ne sachant plus quoi acheter. Moi qui à Shibuya arpentais les allées des combinis et du Marushô en remplissant vite fait bien fait mes paniers, je me suis retrouvée là il faut bien l'avouer un peu paumée.
Ouah regarde, les mêmes qu'à Tokyo ! Les petits "caramelous", les pandas fourrés au chocolat, les pousses de bambou itoo, le tofu, le mirin, le kombu ! Mais oui mais euh...t'as vu les prix ? Ah, oui. Tout de suite, ça fait cher la soupe miso !...Ils poussaient même le vice jusqu'à vendre du vin "français" destiné à l'export, avec en sus la taxe de rapatriement en France !! Le gag !
Avec tout ça, il a bien fallu que je me résigne au constat que ce qui faisait mon bonheur là-bas ne faisait plus trop effet ici. Sûr que l'on peut trouver à Paris à peu près tous les ingrédients nécessaires à une bonne cuisinière nipponne. A condition donc d'y mettre le prix...et d'être une cuisinière nipponne...Or ne faisant déjà pas la cuisine là-bas, j'vois pas pourquoi d'un coup je m'y serais mise ici. Là-bas, j'achetais des barquettes de sushis bien garnies, des brochettes de viande au cul du camion, des gyozas au rayon frais. On se mangeait des soupes et des soupes au restaurant, des ramen-udon-soba en veux- tu en voilà pour trois yens et six sous. Alors pourquoi se compliquer la vie ?
Bon, c'est sûr, j'ai quand même réussi à craquer...Et pour se remettre de nos émotions, on s'est aussi fait un petit restau nippon. A 10 euros les ramens aux porcs...contre 600 yens là-bas (4 euros).
Alors quand nos amies japonaises nous invitent à Paris pour un dîner chez elles, ou que nos copines nipponnes nous envoient des douceurs de là-bas, sûr que l'on fait un BEL honneur aux plats ! Schllurppp !
Ce matin, prise d'une envie soudaine de ramen, je rassemble mes infos et mes cartes de visite et j'embarque mes z'hommes vers l'Opéra pour une plongée dans les supérettes nipponnes. Et là...je suis restée les bras ballants, ne sachant plus quoi acheter. Moi qui à Shibuya arpentais les allées des combinis et du Marushô en remplissant vite fait bien fait mes paniers, je me suis retrouvée là il faut bien l'avouer un peu paumée.
Ouah regarde, les mêmes qu'à Tokyo ! Les petits "caramelous", les pandas fourrés au chocolat, les pousses de bambou itoo, le tofu, le mirin, le kombu ! Mais oui mais euh...t'as vu les prix ? Ah, oui. Tout de suite, ça fait cher la soupe miso !...Ils poussaient même le vice jusqu'à vendre du vin "français" destiné à l'export, avec en sus la taxe de rapatriement en France !! Le gag !
Avec tout ça, il a bien fallu que je me résigne au constat que ce qui faisait mon bonheur là-bas ne faisait plus trop effet ici. Sûr que l'on peut trouver à Paris à peu près tous les ingrédients nécessaires à une bonne cuisinière nipponne. A condition donc d'y mettre le prix...et d'être une cuisinière nipponne...Or ne faisant déjà pas la cuisine là-bas, j'vois pas pourquoi d'un coup je m'y serais mise ici. Là-bas, j'achetais des barquettes de sushis bien garnies, des brochettes de viande au cul du camion, des gyozas au rayon frais. On se mangeait des soupes et des soupes au restaurant, des ramen-udon-soba en veux- tu en voilà pour trois yens et six sous. Alors pourquoi se compliquer la vie ?
Bon, c'est sûr, j'ai quand même réussi à craquer...Et pour se remettre de nos émotions, on s'est aussi fait un petit restau nippon. A 10 euros les ramens aux porcs...contre 600 yens là-bas (4 euros).
Tuesday, October 30, 2007
La glycémie du hérisson
S'il y a un truc qui me hérisse le poil, c'est bien les gens qui croient tout savoir sur tout derrière leur guichet et se croient donc autorisés à vous faire la leçon ou à vous donner des informations...complètement fausses. Et autant dire qu'en France, on me le hérisse souvent...le poil. Un ch'ti t'exemple comme ça pris au hasard.
Je m'en vais de bon matin à la maternité faire mes examens, normal, et la sage- femme me prescrit une analyse de sang à faire le lendemain pour vérifier mon taux de glycémie. Prise de sang à faire après le petit déj' ou le repas du midi, 1h30 après la fin du repas. Bien m'dame !
Le lendemain matin, jour de grève (ha ha ha !), je vais au labo le plus proche avec un peu d'avance pour faire la prise de sang. Il y a du monde, il y a la queue, apparemment il manque du personnel à l'accueil, problème de grève des transports sans doute, je patiente, on patiente et on commence à avoir chaud dans mon blouson en laine polaire. N'y tenant plus et comme personne ne me laisse passer devant avec mon bidon de 8 mois et qqs (en cas de grève, c'est chacun pour soi), je vais m'asseoir à côté en indiquant que je récupèrerai mon tour le moment venu. Le moment arrive ! Ahh ! 30 minutes plus tard. Ohhh ! Je demande s'il est possible de me faire une prise de sang maintenant vu que ça fait 1h30 que j'ai fini mon petit déj ou s'il faut que je prenne RV pour plus tard, après le déjeuner de ce midi. Et là, la jeune fille de l'accueil me répond avec un aplomb extraordinaire que petit 1 la glycémie c'est de toute façon après le déjeuner et pas le petit déj' et que petit 2 même ce midi c'est sans RV. En gros, j'ai poireauté sans broncher 30 min pour RIEN et il se peut aussi que je rebelote ce midi si par malchance (disons 45 min de queue) je venais à louper le moment fatidique de la prise de sang.
Je ressors la polaire hérissée et là j'appelle la maternité pour en avoir le coeur net. Le verdict tombe. Le médecin me confirme que c'est bien 1h30 après la fin du déjeuner OU du petit déj', et DE PRÉFÉRENCE après le petit déj'. Il était trop tard pour que j'y retourne, l'heure 30 était passée et il a fallu que je me retienne de toutes mes forces j'vous jure pour pas aller claquer la poufiasse du labo...J'ai pris sur moi en essayant de me concentrer sur les qqs préceptes zen que je n'ai jamais pris le temps de méditer au Japon, et j'ai tenu le coup...
La suite.
Je me dis tant pis j'irai ce midi dans un autre labo, toujours à pieds, 1h30 après mon déjeuner. J'appelle pour vérifier que c'est là aussi sans RV ? Sans RV ! Et pour éviter de me faire avoir par l'attente, j'y vais 30 minutes plus tôt. J'arrive. Personne devant moi. Je tends mon ordonnance à la fille de l'accueil et lui dis que c'est pour un contrôle de la glycémie, 1h30 à faire après la fin du repas. Et les bras (que j'avais encore hérissés du matin) m'en tombent. La fille me dit : "Ah non, c'est 1h30 après le DÉBUT du repas"...(il faut quand même que je vous dise que c'était écrit noir sur blanc sur mon ordonnace après la FIN du repas) !!!
Là, j'ai laissé tomber, j'ai dit oui oui, ça correspond bien à ça, PIQUEZ-MOI QU'ON EN FINNIIIIIIIISSSSSE et je suis repartie.
Juste. Pour info. I'z'ont pas pris ma tension à ce moment- là...
Je m'en vais de bon matin à la maternité faire mes examens, normal, et la sage- femme me prescrit une analyse de sang à faire le lendemain pour vérifier mon taux de glycémie. Prise de sang à faire après le petit déj' ou le repas du midi, 1h30 après la fin du repas. Bien m'dame !
Le lendemain matin, jour de grève (ha ha ha !), je vais au labo le plus proche avec un peu d'avance pour faire la prise de sang. Il y a du monde, il y a la queue, apparemment il manque du personnel à l'accueil, problème de grève des transports sans doute, je patiente, on patiente et on commence à avoir chaud dans mon blouson en laine polaire. N'y tenant plus et comme personne ne me laisse passer devant avec mon bidon de 8 mois et qqs (en cas de grève, c'est chacun pour soi), je vais m'asseoir à côté en indiquant que je récupèrerai mon tour le moment venu. Le moment arrive ! Ahh ! 30 minutes plus tard. Ohhh ! Je demande s'il est possible de me faire une prise de sang maintenant vu que ça fait 1h30 que j'ai fini mon petit déj ou s'il faut que je prenne RV pour plus tard, après le déjeuner de ce midi. Et là, la jeune fille de l'accueil me répond avec un aplomb extraordinaire que petit 1 la glycémie c'est de toute façon après le déjeuner et pas le petit déj' et que petit 2 même ce midi c'est sans RV. En gros, j'ai poireauté sans broncher 30 min pour RIEN et il se peut aussi que je rebelote ce midi si par malchance (disons 45 min de queue) je venais à louper le moment fatidique de la prise de sang.
Je ressors la polaire hérissée et là j'appelle la maternité pour en avoir le coeur net. Le verdict tombe. Le médecin me confirme que c'est bien 1h30 après la fin du déjeuner OU du petit déj', et DE PRÉFÉRENCE après le petit déj'. Il était trop tard pour que j'y retourne, l'heure 30 était passée et il a fallu que je me retienne de toutes mes forces j'vous jure pour pas aller claquer la poufiasse du labo...J'ai pris sur moi en essayant de me concentrer sur les qqs préceptes zen que je n'ai jamais pris le temps de méditer au Japon, et j'ai tenu le coup...
La suite.
Là, j'ai laissé tomber, j'ai dit oui oui, ça correspond bien à ça, PIQUEZ-MOI QU'ON EN FINNIIIIIIIISSSSSE et je suis repartie.
Juste. Pour info. I'z'ont pas pris ma tension à ce moment- là...
Tuesday, October 23, 2007
Tapis tapis gris
Quand je les vois comme ça, forcément avec mes yeux d'étrangère, je me focalise sur les costumes, les poses, les préparatifs pour remettre LE pli où il faut, la mèche du marié et les tongs de sa dulcinée. Et puis je reste baba devant la coiffure de la jolie dame et j'épie si oui ou non elle a l'air contente ...et là c'était oui (parce que j'en ai vus des comme ça option enterrement). Je ne me lasse pas d'admirer les kimonos, les tissus rêches et les couleurs chatoyantes...

Manque de pot, le temps de faire quelques pas en arrière, je suis tombée sur ça. Et forcément, ça casse un peu l'ambiance...
Sunday, October 21, 2007
Ca sent le soufre...
Ah là là...Oui, je sais, je mets des devinettes (Inusushi le retour) et puis je vous laisse en plan c'est pas sympa. Bon, je recommencerai pas...
Alors moi, quand on m'a offert ça, j'ai d'abord cru que c'était des trucs à mettre dans le bain, genre qui se dissolvent en faisant des petites bulles odorantes, blurp blurp blurp...Je me dis tiens, c'est rigolo, noir comme ça, c'est parfumé à quoi, au réglisse ?
Et puis mon élève qui m'avait ramené cet omiyage de Hakone m'explique que ce sont des oeufs...Blurrppp ! Euh, mais des oeufs de quoi ?...Et la date limite de consommation, elle est où ?

Ah tiens ! Ah ben merci (le merci embarrassé qui se dit mais on va peut-être pas se les gober tout de suite, on va les mettre bien au chaud, ou alors au frais on ne sait plus très bien par les temps qui courent). Et comme elle comprend que je me demande pourquoi ils ont cette couleur, elle me dit le plus naturellement du monde que c'est parce qu'ils ont fait trempette dans des bains de soufre. Mais attention hein, dans des sources naturelles ! Ah, ben vive le soufre bio ! Mais au fait, le soufre, c'est bien le truc que quand on passe devant, tout le monde se dit mais c'est quoi cette odeur d'oeuf pourri ?
Oui.
Alors moi, quand on m'a offert ça, j'ai d'abord cru que c'était des trucs à mettre dans le bain, genre qui se dissolvent en faisant des petites bulles odorantes, blurp blurp blurp...Je me dis tiens, c'est rigolo, noir comme ça, c'est parfumé à quoi, au réglisse ?
Et puis mon élève qui m'avait ramené cet omiyage de Hakone m'explique que ce sont des oeufs...Blurrppp ! Euh, mais des oeufs de quoi ?...Et la date limite de consommation, elle est où ?
Oui.
Wednesday, September 26, 2007
Rotenfuro à Hokkaïdo
A Hokkaïdo, y'a de l'eau, et en particulier de nombreuses sources d'eau chaude (pour ne pas dire bouillante) en plein air, au pied des lacs et des montagnes...Le pied, donc.
V'laty pas qu'on débarque dans un village hippy-nippon où l'on nous offre des pommes de terre avec le café tout frais moulu de son moulin. Bien.
On va voir le lac, superbe, on se balade le long, c'est beau, quand je dis à B : "Ben regarde, y'a des mecs à poil là juste devant !" "Ah oui tiens !" qu'il me répond.
Il s'agissait donc d'un rotenfuro équipé simplement d'une petite cabane pour se deshabiller, le tout au pied du lac avec vue sur la crête. Ouahhhh ! Nous aussi on aimerait bien y faire trempette sauf qu'apparemment, c'est pas le jour des filles. On se renseigne, on demande, on vérifie à deux fois pour pas faire d'impair et finalement on nous dit mais non venez c'est gratuit et c'est mixte. Chouette !
De fait, on s'approche d'un peu plus près et les hommes qui occupaient les deux bains rejoignent très pudiquement celui des hommes pour me laisser celui réservé aux femmes....les deux séparés de qqs pierres, autant dire rien. Là-dessus, je rappelle à B qu'on n'a ni maillot ni serviette, juste un foulard pareo que je peux éventuellement utiliser pour cacher pas grand chose vu que j'ai un gros bidon (cf Hokkaïdi Hokkaïdo). On vérifie, les mecs sont bien à poil dans leur bain, et y'a même un panneau qui dit que ceci n'est pas une piscine et qu'il faut laisser ses effets au vestiaire... J'avais déjà entendu parler de ces bains mixtes en plein air où la vapeur aidant, tout le monde est nu mais personne n'y voit goutte ; sauf que là, c'était pas vraiment l'ambiance hammam de "La Grande Vadrouille" et qu'on y voyait très bien. Mais bon, comme on n'est pas du genre à faire de chichis, on se jette à l'eau (enfin façon de parler vue la température), B et petit a. d'un côté, moi de l'autre. On discute, on papote, on se voit parfaitement les uns les autres, on joue avec petit a. et comme je tiens pas longtemps dans ces eaux chaudes, je suis bien obligée de temps en temps de m'asseoir au bord, les jambes croisées certes, mais sans plus de fioritures.

Quand tout à coup arrive un couple de japonais. Je me dis ah tiens, je vais voir comment elle s'y prend, elle !
Eh ben ca n'a pas loupé ! Elle rentre dans la cabane, je l'entends qui farfouille dans ses sacs, se deshabille, qui refarfouille... et ouvre la porte. Et là...c'est comment vous dire....
La première seconde, je me dis "bon ben on a tout faux, c'est la honte"....Parce que la mamy, non seulement elle avait un maillot de bain intégral, mais par-dessus, une grande serviette de bain qui l'enveloppait entièrement, tout juste si elle avait pas une capuche et des moufles en éponge....La seconde suivante, il me prend une irrépressible envie de rire quand je me dis, fataliste, qu'on ne peut de toute façon pas rembobiner le film. On assume donc et je continue à faire comme si de rien n'était...Pas facile cela dit et je me replonge vite fait dans l'eau jusqu'au cou...
Enfin, je dis à B. que le temps commence à se rafraîchir et qu'on devrait peut-être y aller et ni une ni deux j'essaye de me parer du pareo, façon toge trempée, en sortant le plus dignement possible...impossible.
Ces japonais- là ont du se faire encore une belle image des français... mais en attendant, ils se sont bien rincés l'oeil !
V'laty pas qu'on débarque dans un village hippy-nippon où l'on nous offre des pommes de terre avec le café tout frais moulu de son moulin. Bien.

On va voir le lac, superbe, on se balade le long, c'est beau, quand je dis à B : "Ben regarde, y'a des mecs à poil là juste devant !" "Ah oui tiens !" qu'il me répond.Il s'agissait donc d'un rotenfuro équipé simplement d'une petite cabane pour se deshabiller, le tout au pied du lac avec vue sur la crête. Ouahhhh ! Nous aussi on aimerait bien y faire trempette sauf qu'apparemment, c'est pas le jour des filles. On se renseigne, on demande, on vérifie à deux fois pour pas faire d'impair et finalement on nous dit mais non venez c'est gratuit et c'est mixte. Chouette !
De fait, on s'approche d'un peu plus près et les hommes qui occupaient les deux bains rejoignent très pudiquement celui des hommes pour me laisser celui réservé aux femmes....les deux séparés de qqs pierres, autant dire rien. Là-dessus, je rappelle à B qu'on n'a ni maillot ni serviette, juste un foulard pareo que je peux éventuellement utiliser pour cacher pas grand chose vu que j'ai un gros bidon (cf Hokkaïdi Hokkaïdo). On vérifie, les mecs sont bien à poil dans leur bain, et y'a même un panneau qui dit que ceci n'est pas une piscine et qu'il faut laisser ses effets au vestiaire... J'avais déjà entendu parler de ces bains mixtes en plein air où la vapeur aidant, tout le monde est nu mais personne n'y voit goutte ; sauf que là, c'était pas vraiment l'ambiance hammam de "La Grande Vadrouille" et qu'on y voyait très bien. Mais bon, comme on n'est pas du genre à faire de chichis, on se jette à l'eau (enfin façon de parler vue la température), B et petit a. d'un côté, moi de l'autre. On discute, on papote, on se voit parfaitement les uns les autres, on joue avec petit a. et comme je tiens pas longtemps dans ces eaux chaudes, je suis bien obligée de temps en temps de m'asseoir au bord, les jambes croisées certes, mais sans plus de fioritures.

Quand tout à coup arrive un couple de japonais. Je me dis ah tiens, je vais voir comment elle s'y prend, elle !
Eh ben ca n'a pas loupé ! Elle rentre dans la cabane, je l'entends qui farfouille dans ses sacs, se deshabille, qui refarfouille... et ouvre la porte. Et là...c'est comment vous dire....
La première seconde, je me dis "bon ben on a tout faux, c'est la honte"....Parce que la mamy, non seulement elle avait un maillot de bain intégral, mais par-dessus, une grande serviette de bain qui l'enveloppait entièrement, tout juste si elle avait pas une capuche et des moufles en éponge....La seconde suivante, il me prend une irrépressible envie de rire quand je me dis, fataliste, qu'on ne peut de toute façon pas rembobiner le film. On assume donc et je continue à faire comme si de rien n'était...Pas facile cela dit et je me replonge vite fait dans l'eau jusqu'au cou...
Enfin, je dis à B. que le temps commence à se rafraîchir et qu'on devrait peut-être y aller et ni une ni deux j'essaye de me parer du pareo, façon toge trempée, en sortant le plus dignement possible...impossible.Ces japonais- là ont du se faire encore une belle image des français... mais en attendant, ils se sont bien rincés l'oeil !
Tuesday, September 25, 2007
Friday, September 21, 2007
Ice Hotel
Après les Love hotels et les Capsules hotels, voici donc le Ice hotel. En realité un bar (enfin dixit le grand B parce que moi, j'y étais pas...). Cela se passe au fin fond du Groenland mais à Tokyo, en plein été tropical donc et en cape fourrée. Bien sûr. Parce que les japonais, quand c'est la canicule à Tokyo (la canicule française à côté c'est du pipeau), ils se disent tiens si j'allais me la jouer Jamiroquai en Père Noël !Le concept, c'est donc un bar où tout est en glace. Le comptoir, les sièges, les verres et même les glaçons. Obligé de boire sa vodka avec des moufles quand il fait 40 à l'ombre à l'extérieur, c'est ça toute la substance de ce "subtil" concept. Mais comme dirait Boby : "Dans un commerce c'est moche quand le fond fond, poil aux pieds".

Enfin ça, c'est la version de grand B que je soupçonne en fait d'être allé pour un soir danser en moon-boots pailletées sur les comptoirs dégoulinants de stupre et de strass d'un bar glauque de Shinjuku...En attendant, devinez où vont boire les Japonais de passage à Paris ?....Ben oui, faut bien ça sur une terrasse !
Thursday, September 20, 2007
Inusushi, le retour...
Ah ah ah ! Moi, abandonner mon chien en pleine gare de Shibuya en lui faisant miroiter mon retour ? Ben oui (gnark gnark gnark !). D'autres l'ont fait avant moi et puis Tokyo...c'est pas pour si tot ! Mais qu'on se le dise, pas question de laisser pourrir au soleil mon petit sushi, car comme je le disais quelques lignes plus bas, j'ai encore de quoi le nourrir. Alors pour redemarrer "en douceur" (et en attendant de remettre la main sur les accents francais), voici une petite enigme du professeur Cekoidonc...


Avis aux amateurs...
Avis aux amateurs...
Sunday, July 15, 2007
Hokkaïdi Hokkaïdo
A peine rentrés de Hokkaïdo (c'était très bien !) et nous voilà dans les valises et les cartons direction Paris (enfin si le typhon nous laisse partir), definitely...Pas de larme à l'oeil, plutôt une envie subite de Mishoko et de Figolu, de crumble à la rhubarbe et de yaourt au lait de brebis....Allez savoir pourquoi...
Mais Inusushi n'a pas dit son dernier mot. Il me reste encore quelques photos en stock, quelques anecdotes en poche...A ceux qui ont donc aimé me lire, rendez- vous sans doute en septembre.
En attendant bonne route à vous de la part de grande E, petite a, grand B...

...sans oublier XY (non, il ne s'appellera pas Xylophone...)
Mais Inusushi n'a pas dit son dernier mot. Il me reste encore quelques photos en stock, quelques anecdotes en poche...A ceux qui ont donc aimé me lire, rendez- vous sans doute en septembre.
En attendant bonne route à vous de la part de grande E, petite a, grand B...
...sans oublier XY (non, il ne s'appellera pas Xylophone...)
Monday, June 25, 2007
Friday, June 22, 2007
Tuesday, June 19, 2007
Monday, June 18, 2007
Le compte à rebours
Bref. On va essayer de se la jouer sobre. Mais on n'a pas encore dit notre dernier mot...on n'a pas encore vu Hokkaido...
Sunday, June 17, 2007
"Je veux lire"
Est-ce parce que j'ai retrouvé cette année mes deux meilleures copines du CP perdues de vue depuis...30 ans (merci Internet) ? Toujours est-il qu'en me remémorant ces bons moments du primaire, de la corde à sauter aux Panini de Casimir en passant par les Dragibus de la boulangerie...pas moyen de retrouver le titre du livre de mon enfance, celui avec lequel j'ai appris à lire....Je me souviens pourtant du prénom des 3 "héros" : Georges, Cécile et Gilberte (faut dire que ça s'oublie pas...), de leur tête, de leurs vêtements, de quelques unes de leurs aventures...mais pas moyen de retrouver ce satané bouquin ! J'ai eu beau taper tout ce que je voulais sur Google, en passant par la jupe verte de Gilberte, le chignon de Cécile et le grain de beauté de Georges sur la fesse droite, nada !
Et puis un jour, il faisait grand soleil, j'avais le coeur léger et le pas sautillant (...bon, j'arrête) quand il me prend l'idée d'aller voir l'expo sur Modigliani et Jeanne Hébuterne au Bunkamura, expo qui devait se terminer le lendemain même...L'expo était superbe, comme à chaque fois. Les produits dérivés toujours aussi kitchs (les bonbons Modigliani, l'eau de toilette de l'expo, pourtant sous-titrée "Modigliani, Hébuterne, le couple tragique"...).


En sortant de l'expo, je fais comme toujours un détour à la librairie du musée, histoire de dépenser encore quelques sous. Là, je tombe sur une série de petits bouquins consacrés entre autres à la France et à Paris (faut dire que "le café des Deux Magots" est à deux pas)...et toujours curieuse de voir ce que l'on écrit et dit de la France au Japon, je feuillète ces ouvrages à la sauce vintage, séduite par leur mise en page soignée et les illustrations coquettes. Et là, le jeu commence à s'installer...Le livre que j'ai entre les mains réécrit page après page les plus belles pages de mon enfance. Tout y est, les jeux, les livres, les magazines de l'époque et même les manuels scolaires ! Les doigts tremblants, debout au milieu de la librairie, je tourne vite les pages, trop vite, je reviens en arrière, je me dis ce serait trop bête qu'il n'y soit pas et puis tout à coup, c'est la délivrance ! IL Y EST ! CA Y EST, je l'ai retrouvé MON livre d'école, et toujours debout au milieu de la librairie, je pousse un "Ouahhhhhhouuuuu" de bonheur, surexcitée et fébrile ! C'est donc bien à Tokyo que je l'ai retrouvé. Et dans un bouquin écrit (l'ai-je dit ?) en japonais !
De retour au bercail, je pianote tout, le titre, les auteurs, l'éditeur et je le trouve qui m'attend là sagement sur e-bay, tout seul, à 1,99 euros l'enchère, attendant depuis tant d'années sans doute ! Mais maintenant ça y est, JE L'AI, et je sais qu'ils m'attendent en France en lieu sûr, Georges, Cécile et...Gilberte !
Et puis un jour, il faisait grand soleil, j'avais le coeur léger et le pas sautillant (...bon, j'arrête) quand il me prend l'idée d'aller voir l'expo sur Modigliani et Jeanne Hébuterne au Bunkamura, expo qui devait se terminer le lendemain même...L'expo était superbe, comme à chaque fois. Les produits dérivés toujours aussi kitchs (les bonbons Modigliani, l'eau de toilette de l'expo, pourtant sous-titrée "Modigliani, Hébuterne, le couple tragique"...).
En sortant de l'expo, je fais comme toujours un détour à la librairie du musée, histoire de dépenser encore quelques sous. Là, je tombe sur une série de petits bouquins consacrés entre autres à la France et à Paris (faut dire que "le café des Deux Magots" est à deux pas)...et toujours curieuse de voir ce que l'on écrit et dit de la France au Japon, je feuillète ces ouvrages à la sauce vintage, séduite par leur mise en page soignée et les illustrations coquettes. Et là, le jeu commence à s'installer...Le livre que j'ai entre les mains réécrit page après page les plus belles pages de mon enfance. Tout y est, les jeux, les livres, les magazines de l'époque et même les manuels scolaires ! Les doigts tremblants, debout au milieu de la librairie, je tourne vite les pages, trop vite, je reviens en arrière, je me dis ce serait trop bête qu'il n'y soit pas et puis tout à coup, c'est la délivrance ! IL Y EST ! CA Y EST, je l'ai retrouvé MON livre d'école, et toujours debout au milieu de la librairie, je pousse un "Ouahhhhhhouuuuu" de bonheur, surexcitée et fébrile ! C'est donc bien à Tokyo que je l'ai retrouvé. Et dans un bouquin écrit (l'ai-je dit ?) en japonais !



